samedi, juin 22News That Matters

Politique : Le PPA-CI dénonce la non inscription de Laurent Gbagbo sur la liste électorale

Lors d’une conférence de presse animée par son porte-parole, Koné Katinan, le Parti des peules Africains a condamné la non inscription de son leader sur la liste électorale alors qu’il y avait été enrôlé en grandes pompes lors de la révision de la liste électorale.

Le parti des peuples africains (PPA-CI) a dénoncé, samedi 20 mai 2023, au siège du parti, sis à Cocody-Riviera, la non inscription de Laurent Gbagbo sur la liste électorale.
L’ancien président voit ainsi ruinées ses chances d’être candidat aux élections présidentielles de 2025 puisqu’il ne peut même plus être électeur.
Laurent Gbagbo avait été acquitté, le 21 juin 2021, par la cour pénale internationale qui l’avait blanchi des charges qui pesaient sur lui, au terme de huit années d’incarcération à La Haye. Il restait néanmoins sous le coup d’une condamnation par contumace à 20 années de prison en Côte d’Ivoire.
Mais le président du PPA-CI a toujours dénoncé cette condamnation, mettant au défi le tribunal de prouver que des sommes ont été sorties des caisses de la Bceao pour être déposées sur son compte. D’ailleurs, si un tel forfait avait été constaté, le gouvernement aurait dû payer ces sommes, qui représentaient trois mois de salaires, aux fonctionnaires.
Or, le gouvernement n’a pas reconnu devoir ces salaires alors même que la France avait consenti environ 30 millions d’euros à ce sujet, au début du mandat d’Alassane Ouattara.
Le procès dit du casse de la Bceao avait d’ailleurs tourné court, en l’absence de Laurent Gbagbo en résidence surveillée à Bruxelles dans l’attente de l’examen de l’appel de Fatou Bensouda.
Cette décision de la Commission électorale indépendante (CEI) est d’autant plus lourde de conséquences qu’elle remet le feu aux poudres dans notre pays à quatre mois des élections municipales et régionales qui constituent une répétition générale avant la présidentielle de 2025.
D’ores et déjà, le représentant du PPA-CI à la traditionnelle cérémonie d’information et de sensibilisation sur le processus électoral s’est retiré de la séance inaugurale en dénonçant l’absence du président Laurent Gbagbo sur la liste électorale.
Quant au porte-parole du parti, il a affirmé que « c’est avec colère et stupéfaction » que le PPA-CI a appris que le nom de Laurent Gbagbo ne figure pas sur la liste électorale.
Dénonçant un procès fantaisiste où ne fut présent l’ancien président ou son avocat, Koné Katinan a expliqué que la condamnation de Laurent Gbagbo par un tribunal de droit commun est une violation de la loi de 2005 portant statut des anciens présidents, dont l’article 2 précise qu’aucun ancien président de la République ne peut être poursuivi ou arrêté à raison des faits criminels ou délictuels par lui commis qu’avec l’autorisation de l’Assemblée nationale. Or, tel n’a jamais été le cas, a-t-il précisé.
Autre incongruité évoquée par Koné Katinan, son propre cas. Estimant que si lui qui a été accusé d’être l’auteur dudit casse a été amnistié, il est incompréhensible que Laurent Gbagbo, qui serait dans ce cas le co-auteur ne le soit pas. Si ce n’est que le président de la République a peur d’affronter l’ancien président.
Le PPA-CI promet donc de donner une réponse appropriée au gouvernement dans les tous prochains jours.

(Visited 1 times, 1 visits today)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *