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Côte d’Ivoire : Face à la débâcle aux élections locales, une opposition hors-sol et dans le déni

Les cadres du FPI se sont félicités des postes de conseillers municipaux ou régionaux qu’ils ont obtenu lors des élections du 2 septembre, faisant ainsi fi de l’échec de leur président, Affi N’guessan, qui n’a pas pu su faire réélire chez lui malgré le soutien du RHDP.

Officiellement, l’opposition n’a toujours pas commenté son cuisant échec aux élections municipales et régionales du 2 septembre dernier. Le porte-parole du PPA-CI, Justin Katinan, arrivé en troisième position à Port-bouët, a choisi d’observer l’omerta.
Un secrétariat général du parti devant faire une première analyse de la défaite est attendue vendredi prochain. « On aura alors un premier tableau de la défaite », confirme une source interne, puis un autre avec le président Gbagbo. Ce n’est qu’après ces rencontres qu’une déclaration sera faite pour connaître la position du parti.
Mais au FPI, on se félicite déjà de figurer à 91 postes de conseillers municipaux et 20 postes de conseillers régionaux. Sur le plateau de NCI, le secrétaire national à la communication Guillaume Gbagbo s’est publiquement félicité en expliquant que l’offre du parti et celle du RHDP a été à la mesure de l’attende des Ivoiriens. D’ailleurs, le lendemain, une vingtaine de cadres du parti se sont rendus au domicile d’Affi N’guessan pour le féliciter.
Le concerné n’a pourtant pas réussi à se faire réélire à Bongouanou malgré le soutien du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Au total, sur 18 candidats présentés à la mairie, aucun ne fut élu sur la bannière du FPI. Plus grave encore, le président du parti a mordu la poussière chez lui.
L’opposition recule même dans ses principaux bastions que ce soit à Gagnoa, dans le pays Attié et à Yopougon où Michel Gbagbo était opposé à Adama Bictogo, le président de l’Assemblée nationale. Seul le PDCI résiste à Yamoussoukro, à Toumodi où il terrasse le président du Sénat, Ahoussou Kouadio, et à Abidjan, notamment à Marcory, Cocody, Port-bouët et Plateau. Des requêtes en annulation pèsent sur certaines de ces « victoires » et singulièrement au Plateau où les irrégularités ont durement pesé sur la sincérité du scrutin.
A moins de deux ans des élections présidentielles prévues en 2025, l’opposition jusque-là hors-sol et dans le déni doit retrousser les manches si elle ne veut pas disparaître.
S.B.

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