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AG Nations-Unies/ Burkina Faso: «Même l’ONU risque de ne pas échapper à un coup d’État !La dette coloniale, nous n’allons pas la payer », Bassolma Bazié

Bassolma Bazié, Ministre d’État, ministre en charge de la Fonction publique et de la protection sociale du Burkina Faso, représentant le chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré à la tribune des Nations-Unies le samedi 23 septembre 2023, surpris plus d’un sur les coups d’État en Afrique et la géopolitique.

C’est un discours qui était beaucoup attendu et a finalement été très apprécié au pays des hommes intègres. Connu pour son franc-parler, Bassolma Bazié a évoqué plusieurs sujets en rapport avec la situation sociopolitique au Sahel, les rapports dev force entre grandes puissances et les pays du Sud.

 »Je ne suis pas non plus là pour vous livrer un discours de convenance. Mais j’ai été plutôt mandaté en sacrifice pour vous dire que le mensonge d’État, l’hypocrisie diplomatique, la boulimie du pouvoir, la recherche effrénée du gain, l’esprit démoniaque de domination et d’exploitation de l’Homme par l’Homme sont les vraies plaies qui gangrènent notre vivre ensemble et font courir toute la société à sa perte, y compris donc notre organisation, l’ONU. », a déclaré Bassolma Bazié. Selon lui, le Mali, le Niger et le Burkina Faso font face à une guerre qui leur a été imposée par l’impérialisme sous le couvert de terroristes de tous acabits (AQMI, DAESH, JNIM, etc.) semant terreur et désolation. 

« En effet, chaque année les discours pleuvent au même titre que les promesses et engagements. Les preuves de la dissonance entre les discours et les faits sur ces questions de principes contenus dans la Charte de l’ONU dont la justice, l’égalité, la dignité, l’intégrité, le droit à l’autodétermination, la souveraineté des États, l’inviolabilité du territoire et le respect du droit international sont ce qui se passe en Libye, dans le Sahel (précisément sur le Niger) et sur la crise entre la Russie et l’Ukraine.Aujourd’hui, la CEDEAO qui a subitement une force d’intervention pour rétablir des démocraties a annoncé un apport de 2 milliards de dollars US. Mais de la création de cette G5 Sahel jusqu’à sa propre vaporisation, cette CEDEAO n’a pu débourser que 25 millions de dollars US. Où est donc le sérieux dans la défense des vies humaines prônée par la Déclaration universelle des droits de l’Homme et des Peuples. », a-t-il poursuivi.

Le Burkina compte sur ses propres forces pour assurer la sécurité de ses populations

 »Prenant le cas du Burkina Faso, les populations civiles face aux incursions barbares et meurtrières des terroristes ont décidé de s’engager aux côtés des Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Ces populations ainsi engagées, formées et encadrées par les FDS sont appelées des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP). Ainsi, au Burkina Faso, nous avons 58 000 VDP dont 42 000 VDP Communaux et 16 000 VDP Nationaux qui combattent sur tous les fronts aux côtés des FDS, formés-encadrés-orientés par elles. Celles-ci n’agissent que sur instruction et surveillance des FDS et conformément à des textes réglementaires en vue de protéger leurs vies et leurs biens. Ce sont ces Patriotes que certains chefs d’État de la CEDEAO et de l’Union Africaine, sur instrumentalisation de puissances impérialistes capitalistes, tentent de faire croire à la Communauté internationale que ce sont des milices : c’est cela le mensonge éhonté d’État ! », a dit Bassolma.

La dette coloniale et les coûts d’Etat diversement appréciés

«….Même l’ONU risque de ne pas échapper à un coup d’État ! La dette coloniale, nous n’allons pas fermer les yeux et la payer tout en laissant nos populations mourir de faim, de soif et de maladie. La question de la monnaie donc du Franc CFA (Franc des Colonies Françaises d’Afrique) n’est pas une propriété africaine. Au plan juridique « la propriété » est « le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue » (Article 544 du Code civil français). Un brevet est donc détenu par la France sur le Franc CFA ; elle est par conséquent propriétaire du Franc CFA et elle la loue aux États francophones Africains. La dette coloniale, nous n’allons pas fermer les yeux et la payer. À bon attendeur salut! , a-t-il ajouté.

AR Regtoumda

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