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Burkina: après 1 an de transition, les élections ne demeurent pas une priorité,  »Nous Sommes en guerre », Ibrahim Traoré

Le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso, a déclaré, vendredi 29 septembre 2023, qu’ aucune élection ne se tiendrait au pays des hommes intègre tant que la situation sécuritaire dans le pays ne le permettrait pas. Au pouvoir depuis le coup d’État de septembre 2022, il a également annoncé une « modification partielle » de la Constitution. Les médias évoquaient des élections théoriquement prévues en juillet 2024.

La sécurisation du territoire burkinabè demeure une priorités pour les hommes forts de Ouagadougou. Le capitaine Ibrahim Traoré, à la télévision nationale(RTB), l’a fait savoir devant un parterre de journalistes. Il a également annoncé une « modification partielle » de la Constitution, un texte qui reflète selon lui « l’avis d’une poignée de personnes éclairées », au détriment d’une « masse populaire ».

Quelle est la priorité au Burkina Faso?

Les élections, « ce n’est pas une priorité, ça je vous le dis clairement, c’est la sécurité qui est la priorité », dans ce pays miné par les violences jihadistes, a répondu Ibrahim Traoré aux journalistes qui l’interviewaient vendredi soir à la Radio télévision burkinabè (RTB).

Si les élections ne constituent pas « une priorité », Ibrahim Traoré a néanmoins ajouté que « notre pari tient toujours » pour organiser un scrutin, sans préciser de date. À la tête du Burkina depuis le 30 septembre 2022, il a rappelé avoir déclaré « le premier jour » de sa prise de pouvoir vouloir « faire le minimum de temps possible dans cette lutte ».

« Il n’y aura pas d’élection qui va se concentrer uniquement à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso et dans quelques villes autour, il faut que tous les Burkinabè choisissent leur président », a-t-il affirmé, évoquant les deux villes épargnées par les attaques jihadistes fréquentes. À propos d’un changement éventuel de la loi fondamentale burkinabè, Ibrahim Traoré a estimé que « les textes actuels ne nous permettent pas de pouvoir évoluer sereinement ».

« On va toucher à un volet » et faire une « modification partielle » de la Constitution, a-t-il dit, déplorant que le texte ne reflète, selon lui, que « l’avis d’une poignée de personnes éclairées », au détriment d’une « masse populaire ».

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté, vendredi, à Ouagadougou et dans d’autres villes du pays en soutien au régime militaire, appelant à l’adoption d’une nouvelle constitution.

L’armée burkinabè est unie

Interrogé sur  la tentative de coup d’État dévoilée mercredi dernier par le gouvernement, avant l’arrestation de quatre officiers – deux autres sont en fuite -, Ibrahim Traoré a évoqué « des individus manipulés », affirmant qu’il n’y avait « pas de malaise » dans l’armée. Lors de sa prise de pouvoir, Ibrahim Traoré avait notamment invoqué la dégradation de la situation sécuritaire pour justifier ce coup d’État.

Pour rappel, depuis 2015, des violences jihadistes récurrentes ont fait au seul Burkina plus de 17 000 morts et plus de deux millions de déplacés internes. « Nous sommes en guerre », a déclaré Ibrahim Traoré.

AR Regtoumda

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