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Pourquoi la Côte d’Ivoire veut sécuriser la CAN et ses frontières nord par des drones?

La Côte d’Ivoire continue de veiller sur ses frontières nord à travers d’énormes projets de lutte contre le chômage, la violence et bien d’autres. L’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) a en rajouté à la volonté des autorités de garantir la quiétude des populations à travers l’acquisition d’armes technologiques.  

La gendarmerie ivoirienne a fait l’acquisition d’une vingtaine de drones chinois et hongrois ainsi que de systèmes anti drones français MC2 Technologies. La marine s’équipe quant à elle chez le droniste américain Aeronautics. Des équipements qui devraient être utilisés pour la sécurisation de la frontière nord alors qu’Abidjan accueillera la CAN en janvier prochain.   Pour sécuriser les frontières nord du pays et se préparer à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2024, la gendarmerie ivoirienne, commandée par le général Alexandre Apalo Touré, a érigé en priorité la modernisation de ses capacités en drones et lutte anti-drones.  Courant juin, c’est la société française MC2 Technologies qui a livré à un lot de fusils de brouillage anti-drones de type Nerod à la gendarmerie. Ces systèmes pourraient être utilisés dans le cadre de la sécurisation des stades, à l’occasion de la CAN qui se tiendra sur place de janvier à février 2024. Ce contrat fait figure de premier succès en Côte d’Ivoire pour la firme lilloise. Il est financé, comme la plupart des marchés du secteur des drones, via un budget spécial mis à disposition par le Conseil national de sécurité (CNS) ivoirien. Celui-ci est directement rattaché à l’autorité du Président Alassane Ouattara.

Visées tactiques essentiellement

En parallèle, les forces spéciales de gendarmerie du général Aly Badara Bassanté ont commencé à opérer depuis plusieurs mois une flottille  composée d’une vingtaine de nouveaux drones. Parmi ceux-ci, on recense des drones du constructeur chinois DJI ainsi que des aéronefs du hongrois Arace. Équipés de systèmes d’observation, ils sont essentiellement destinés à effectuer des missions ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance) afin de contrôler les frontières nord du pays face aux groupes armés.    Par ailleurs, la marine nationale ivoirienne a fait l’acquisition, en août, de drones pour équiper ses deux navires patrouilleurs OPV 45 livrés récemment par le chantier naval Israel Shipyards. La firme de courtage AD Trade Belgium (AD Con) de l’homme d’affaires israélien Gaby Peretz a bénéficié d’une extension de ce contrat maritime pour fournir trois appareils UAV catapultables fournis par l’américain Aeronautics.

Histoires de CAN (3/4) : 8 janvier 2010, le bus du Togo mitraillé

Deux jours avant le début de la CAN 2010, le bus de l’équipe togolaise est attaqué par des séparatistes de la région du Cabinda, en Angola. Deux membres de la délégations sont tués, les « Eperviers » renoncent au tournoi. Deux jours avant le début de la CAN 2010, le bus de l’équipe togolaise est attaqué par des séparatistes de la région du Cabinda, en Angola. Deux membres de la délégations sont tués, les « Eperviers » renoncent au tournoi.

Cérémonie funéraire à Lomé, au Togo, le 15 janvier 2010, en mémoire de l’entraîneur adjoint Abalo Amelete.

« UN TIR DE ROQUETTE POUR LANCER L’ATTAQUE »

L’ancien attaquant de Valenciennes et de Nantes se souvient encore parfaitement de ce jour : « On venait de passer la frontière, après avoir effectué notre préparation et nos matchs amicaux au Congo. Il y avait 70 kilomètres à faire et la Fédération [togolaise] avait pris la décision de prendre le bus. Apparemment, il y avait eu des directives pour que toutes les équipes arrivent en avion ; ce que nous ne savions pas sur le moment, nous les joueurs. »

« Nous voyagions avec deux bus ; celui de devant transportait nos affaires. Après avoir passé la frontière, il y avait des commandos en 4 × 4 pour nous protéger, super armés, vraiment impressionnants. Ils étaient 5 par véhicule, avec des gilets par balles. Il devait y avoir une dizaine de 4 × 4. Ça nous a tellement choqués que certains joueurs les ont pris en photo. On n’a pas dû faire 500 mètres après la frontière que l’on a essuyé des tirs sur les bus. Ça a été assez violent. Il y a eu un tir de roquette pour lancer l’attaque. Le chauffeur de bus a été touché à la gorge par un sniper. Heureusement, il a réussi à rouler sur pratiquement 500 mètres pour nous dégager un peu du feu. Les commandos sont venus nous protéger. Je pense que nous ne nous en serions pas sortis sans eux. »

Africaintelligence L’info Express, Le Monde, Bimnews

AR Regtoumda

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