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La libération de Sonko peut-elle changer le cours du scrutin ?

L’opposant sénégalais et son proche allié, le candidat indépendant à l’élection présidentielle Bassirou Diomaye Faye, ont été libérés de prison tard ce jeudi 14 mars. Ousmane Sonko a été libéré de prison ce jeudi 14 mars.

Le farouche opposant sénégalais et Bassirou Diomaye Faye, le candidat indépendant à l’élection présidentielle de mars, ne sont plus emprisonnés, l’annonce a été faite sur les réseaux sociaux par, El Malick Ndiaye, un responsabale du Pastef.

« Les Présidents Ousmane SONKO et Bassirou Diomaye Faye seront avec nous dans quelques minutes. Ils quittent cap manuel en ce moment », écrit le responsable de la communication du parti.

L’opposant est écarté de la course à l’élection présidentielle, mais pourrait jouer un rôle décisif dans celle-ci. Sa libération peut-elle changer le cours du scrutin ?

Ayant refusé de se présenter au procès qu’il dénonçait comme un complot pour l’écarter de l’élection, il avait été condamné par contumace. Sa condamnation avait provoqué les troubles les plus meurtriers au Sénégal. Le scrutin présidentiel doit avoir lieu le 24 mars. De vives tensions ont secoué le pays de 18 millions d’habitants après l’annonce par le président Macky Sall, à trois semaines de l’échéance initiale du 25 février, du report de l’élection à décembre. Le 24 février 2019, il termine à la troisième place de la présidentielle avec 15,67 % des voix, derrière le président sortant Macky Sall et l’ancien Premier ministre Idrissa Seck.

De fonctionnaire à farouche opposant Sonko ne lâche rien

Pourtant, il y a quelques années, il était inconnu de la scène politique sénégalaise. Ousmane Sonko est né en 1975 à Thiès, à 70 kilomètres à l’est de Dakar. Fils de parents fonctionnaires, il grandit en Casamance et part faire ses études supérieures à l’université Gaston-Berger de Saint-Louis, où il obtient sa maîtrise en droit public en 1999. Deux ans plus tard, il sort major de sa promotion à l’École nationale d’administration (ENA) du Sénégal et débute sa carrière comme inspecteur des impôts. 

Après trois années passées dans l’administration, il crée le Syndicat autonome des agents des impôts et domaines (SAID). En 2014, il se lance en politique avec la création de son propre parti, le Pastef (Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité).  

En 2016, il est propulsé sur le devant de la scène lorsqu’il accuse l’État de fraudes fiscales et de corruption en s’appuyant sur son expérience en tant qu’inspecteur. Le fonctionnaire dénonce notamment des détournements de fonds publics ou des avantages fiscaux perçus de manière indue par des personnalités du pouvoir. Il publie « Pétrole et gaz au Sénégal – Chronique d’une spoliation » (éd. Fauves) dans lequel il dénonce la gestion des ressources naturelles du pays par le président et son entourage.

Il est alors radié de la fonction publique pour « manquement au devoir de réserve « par un décret présidentiel. « C’est véritablement à cette époque qu’il devient une figure de première plan », relate Babacar Ndiaye, directeur des recherches et des publications du think tank Wathi, basé à Dakar. 

AR Regtoumda

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